J'ai toujours pris la perte d'un ami comme un véritable deuil.
J'ai mon instant de tristesse, celui de révolte, et pour finir la
fatalité. Généralement on accuse quelqu'un. Le conducteur,
le voisin, Dieu. Sois-même. Moi j'ai choisi de l'accuser, lui.
Le décédé. C'est lui qui a planté les graines, fait pousser
les fleurs, et c'est lui-même qui est venu les piétiner. J'en
ai été témoin, j'ai du assister à cette scène sans broncher,
après tout y'avait plus rien à faire, dans une amitié faut être
deux. Tu te sauves en courant, tu t'envoles plus, t'as jamais
eu d'ailes mécréant. Tes belles paroles n'étaient que
matière à rouler dans la farine, t'apprêtais-tu à faire du pain
béni? Ton sourire que la barrière du gouffre maléfique
qu'est ton corps, la Solitude te fait-elle si peur pour avaler
tout ce qui passe? T'es l'unique. Ou pas. T'es doué quand
même, faut dire que ta belle gueule t'aide bien. J'aurais
bien voulu t'y voir moi, en moche, si tes paroles auraient
autant d'impact sur les autres, si elles auraient voulu le
sucer, ton misérable gland. Le doigt foutu dans l'oeil, si
loin même que j'gratouille la cervelle. J'viens déposer les
fleurs que t'as écrasé sur ta tombe. Elle sont mortes mais
tu comprendras que j'ai plus envie de faire d'efforts pour
toi. Entends-tu ce rire? Tends l'oreille. Je jubile, oui c'est
moi, la petite névrosée tendancieuse à la mélancolie. Eh
mon petit, j'vais pas pleurer un être qui n'a jamais existé./!\ Vacances géniales. Parfaites si j'aurais
vu ma Choucroute. J'me suis piercée le nez :)
mais la photo est pas mal ancienne, donc on
voit pas. La rentrée dans moins d'une semaine
J'angoisse, j'ai peur, je suis effrayée.