The end has not the end... #18

 The end has not the end... #18



J'ai réussi.


/!\
Ce fut une passe sombre que je n'oublierai jamais.
Un long temps où j'ai vécu tel un fantôme. Mais j'ai
réussi, je m'en suis sortie. A présent ce blog n'a plus
lieu d'être. Je reviendrai. Quelque part.
# Posté le mercredi 25 février 2009 17:54
Modifié le mercredi 25 février 2009 18:05

Today it's rainin' in Paradise... #17

Today it's rainin' in Paradise... #17

Les légumes ça pense vous croyez? Enfin je dis
"légume",c'est marrant comme mot. On a envie
de se foutre de leur gueule. Ca fait penser aux
dessins animés, les légumes c'est toujours les
minables de l'histoire. On fini toujours par les
bouffer, les réduisant en purée. On pense pas
s'ils ont une vie, on s'en fou. Ils sont ridicules.
Les légumes ils tombent peut-être amoureux.
La Tomate et l'Artichaut. Ils se ressemblent
pas et ils n'ont pas le même goût mais ils vont
ensemble. Mais bon on va pas raconter la
finalité de l'histoire, l'Artichaut est ce qu'il est.
Malheureusement pour la Tomate. Bouhouh
pleurez sur son sort! Avant lui y'a la eu le
Brocoli, il était sensuel avec son nom à asson
-ance italienne, le Poivron, mais lui il avait
quand même l'air con, Le Petit Pois, mais lui,
vive la cervelle. On va arrêter d'épiloguer.
La Tomate est ringarde, et puis ils ont bien
raison de se foutre de sa gueule. Faites d'elle
une soupe, broyez lui sa carcasse, elle fera
quelque chose de bien à trôner dans une brique
sur une étagère de magasin, elle fera faire des
grimaces aux mioches des péquenots, et feront
râler ces derniers parce que quand même,
qu'est ce que c'est casse-pieds des gosses,
qu'est ce qu'on a fait là chéri? On pouvait pas
juste vivre d'Amour et de bière bas prix, à
trainer les rues et emmerder les envieux?
Fallait vraiment qu'on engendre des papates
pareilles? Mais au moins tout ce remu-ménage
empêchera la Tomate de penser à l'Artichaut.
# Posté le samedi 17 janvier 2009 08:22
Modifié le samedi 17 janvier 2009 09:41

Everyone says "You just gotta let it go" ...#16

 Everyone says "You just gotta let it go" ...#16


"T
'es stressée?". Ma jambe bouge névrosément et
j'me mord la lèvre. "J'ai l'air stressée?" "Oui" "Alors
pourquoi tu poses la question, si j'ai l'air stressée
c'est que j'le suis, non?". Il rit. J'trouve pas ça
marrant moi. J'voudrais me lever et retourner la
table, comme ferait dans les films les personnes à
bout, qui en peuvent plus, ce genre de personnage
camé qui se procurerait sa drogue par tout les
moyens. Mais là c'est pas un film, c'est ma vie. Il
m'tripotte la gorge et l'oeil droit. "Tu manges bien?"
"J'ai pas le temps d'manger, j'ai pas le temps, tout
va vite et moi j'cour en faisant tomber des objets,
c'est ma vie qui est en jeu, j'ai pas le temps, tu
comprends, on me l'a pris, on m'a punie.". J'suis
désagréable mais il me connait, il souris et se
retourne. J'aime pas son sourire. C'est toi qui m'a
pris mon temps, salopard? Oui c'est toi dis-moi?
Alors souris pas. C'est malheureux ce que j'subis.
On se serre la main dénué de compassion, "au
revoir, prends soin de toi", j'm'armone un truc et
m'en vais. Les gens me regardent marcher d'un
pas décidé, Rangers, pantalon troué, noir en
abondance sur les yeux et piercings sur la gueule,
j'imagine déja leur préjugés. La pluie s'abbat sur
mon visage, j'peux être décoiffée et non
présentable ça m'importe peu. Plus personne me
voit, plus personne a le temps pour ça, du "chacun
pour sa tronche" à s'en faire péter l'égo. On est
jamais aussi seul qu'un jour pluvieux. les oiseaux
s'abbritent et ne chantent plus, les humains se
tapissent dans leur lit, les insectes tappent au
carreau. J'monte dans la voiture, ça démarre, mais je n'sais pas où je vais , rien ne m'attend et j'ai compris. Compris que la Vie, si t'as pas de buts et de rêves, c'est comme si tu n'existais pas. "Pourquoi tu fais la gueule?" "Comme si tu le savais pas". Oublier c'est plus arrangeant, l'esprit se croit plus allégé. "Oh ça recommence, j'en ai marre". Plus la force de répondre. Une femme fait cuire son bébé au micro-onde, des personnes mutilent leur animaux, et j'veux plus entendre parler de tout ça. Mon corps n'est plus qu'un sentier vide de sensations. "Dis, tu veux manger quoi ce soir?"
# Posté le jeudi 11 septembre 2008 03:50
Modifié le vendredi 12 septembre 2008 16:22

Someone else can come and save me from myself... #15

Someone else can come and save me from myself... #15

J'ai toujours pris la perte d'un ami comme un véritable deuil.
J'ai mon instant de tristesse, celui de révolte, et pour finir la
fatalité. Généralement on accuse quelqu'un. Le conducteur,
le voisin, Dieu. Sois-même. Moi j'ai choisi de l'accuser, lui.
Le décédé. C'est lui qui a planté les graines, fait pousser
les fleurs, et c'est lui-même qui est venu les piétiner. J'en
ai été témoin, j'ai du assister à cette scène sans broncher,
après tout y'avait plus rien à faire, dans une amitié faut être
deux. Tu te sauves en courant, tu t'envoles plus, t'as jamais
eu d'ailes mécréant. Tes belles paroles n'étaient que
matière à rouler dans la farine, t'apprêtais-tu à faire du pain
béni? Ton sourire que la barrière du gouffre maléfique
qu'est ton corps, la Solitude te fait-elle si peur pour avaler
tout ce qui passe? T'es l'unique. Ou pas. T'es doué quand
même, faut dire que ta belle gueule t'aide bien. J'aurais
bien voulu t'y voir moi, en moche, si tes paroles auraient
autant d'impact sur les autres, si elles auraient voulu le
sucer, ton misérable gland. Le doigt foutu dans l'oeil, si
loin même que j'gratouille la cervelle. J'viens déposer les
fleurs que t'as écrasé sur ta tombe. Elle sont mortes mais
tu comprendras que j'ai plus envie de faire d'efforts pour
toi. Entends-tu ce rire? Tends l'oreille. Je jubile, oui c'est
moi, la petite névrosée tendancieuse à la mélancolie. Eh
mon petit, j'vais pas pleurer un être qui n'a jamais existé.


/!\ Vacances géniales. Parfaites si j'aurais
vu ma Choucroute. J'me suis piercée le nez :)
mais la photo est pas mal ancienne, donc on
voit pas. La rentrée dans moins d'une semaine
J'angoisse, j'ai peur, je suis effrayée.
# Posté le mercredi 27 août 2008 12:48
Modifié le mercredi 27 août 2008 12:59

When did your eyes begin to look fake? ... #14


Parfois j'me dis qu'il y a trop de bave sur le crayon. C'est le moment
où le corps ne supporte plus et où l'esprit déconnecte. Un long
silence vide de sens. On vit une mort qui pour ma part, est
quotidienne. Tout se relâche mais une chose persiste collée au
plafond de ma boîte crâniène, j'ai dû me rendre à l'evidence; les
soucis savent voler. On m'a toujours dis d'être proche de ses
amis, encore plus de ses ennemis mais ce qu'on a oublié de
préciser c'est que la limite est tellement fine, et j'ai jamais été
douée en déduction. Le diable a joué de son dénommé et m'a
caressé la joue en riant, j'crois qu'il aime m'entendre déglutir, je
suis son jouet. Mais la solitude me fait tellement peur que sa
compagnie m'est d'une chaleur intense, mes craintes ont peur
de lui, et vont se cacher dans les armoires, parfois dans les
tiroirs entre mes clopes mal écrasées et les souvenirs
entassés. Maman ne veut plus me bercer ou me raconter des
histoires, il faut dire que mon regard l'effraie, elle ne me
reconnais plus et à vrai dire, je n'sais pas qui j'ai été. Y'a trop
de bave sur le crayon, ça s'est écrasé sur la table. Mes yeux
embués fuient la lumière, mes mains étouffent ma bouche
pour me taire. Y'a quelqu'un qui veut crier sans raison à
l'intérieur. Une autre qui se claque la tête dans le mur de la
salle de bain. J'entend quelqu'un débouler dans les escaliers,
et quelques os craquer. J'ai un rictus sur le visage : j'ai jamais
aimer entendre les squelettes parler.


 When did your eyes begin to look fake? ... #14
# Posté le mardi 01 juillet 2008 16:58