Baby I'm a man and I was born to hate... #13

Baby I'm a man and I was born to hate... #13

Le Soleil à beau caresser ma peau, je ne sens que les
UV qui me cuisinent un cancer. Les nuages ont beau
paraître si doux au toucher, je n'aspire qu'à sa
composition de pollution. Les gens sont bons? Je ne
vois que des agresseurs. La vie belle? Elle me fait
peur. J'm'assois dans l'herbe avec ce sentiment d'être
observée, un être malveillant qui me regarde et se
délecte, attendant le bon moment pour venir me
dépouiller de ce reste d'innocence que je séquestre,
bailloné dans mes bras. Mes genoux claquent et
craquent, mes doigts griffent la terre marquant de
leur emprunte la douleur que j'incarne. Mes yeux
sont secs, tellement secs, que mes paupières qui se
ferment crissent sur la surface de mes globes
occulaires. Les animaux réagissent et me grondent
du regard, c'est que j'fais du boucan, quand va t-elle
retourner à sa ville et sa technologie celle-là?! Une
biche m'observe étrangement, une patte en l'air. Elle
se demande si moi aussi, je vais essayer de
l'approcher, de la traquer, la tuer pour ensuite
l'arborer et me venter d'avoir hôté une vie. J'lui souris.
Mes dents sont intactes et aiguisées mais je préfère
mordre, déchiqueter la peau d'humains impurs, me
délecter de cette chair au goût d'hypocrisie,
d'égoïsme et de non intêré. Mes jambes me portent
lourdement. Je me demande quand vont-elles, elles
aussi, m'abandonner. Machinalement, un pas devant
l'autre, battant le sol d'une mesure casi parfaite,
mon esprit vagabonde, me dicte que ce monde est
à refaire. Mon âme, quand à elle, me sussure qu'il
devrait disparaitre.

/!\ En ce moment je suis neutre, vide de
tout sentiment. Et c'est super lourd.
Comment arrive t-on à me qualifier
de rayonnante?

# Posté le mardi 13 mai 2008 18:19

Modifié le jeudi 15 mai 2008 13:48

Write across my name "Such a Shame" ... #12

Write across my name "Such a Shame" ... #12

La fuite. Notion que beaucoup de personnes choisissent,
inconsciement ou pas, d'une manière ou une autre.
Pour certains c'est fermer les yeux, pour d'autre c'est
courrir, c'est se taire, c'est parler, et j'en passe. Plait-il,
ma fuite c'est mon image. C'est avoir les cheveux violets
et un style violent un jour, c'est s'habiller comme ton
voisin le lendemain. Frasque de l'adolescence? Lubie d'une
gamine qui aime se démarquer? Foutaises. Je fuis cette
personne que je déteste. Comme ça j'peux me retourner
et me dire que c'était pas moi, pointer du doigt ce corps
incipide et obsolète, cette mentalité étriquée qui ne sait
jamais. Illusion fanfaronne, illusion débile, illusion
meurtrière. Mais que regardez-vous? Cette fille qui à l'air
sympa mais qui est bien trop pessimiste, qui la journée
rie aux larmes, et le soir tripotte la tombe? Qui crache sur
sa vie pour essayer de faire sortir de son gosier les
pensées qui la gênent? C'que je vois c't'une fille honteuse
de ce qu'elle est. Qui a les mains moites à chaques fois
qu'elle aggripe les mains de ceux qu'elle apprécie, de ceux
qu'elle dépend malgrès elle. Pardonnes-moi pour ce que
j'suis, pardonnes-moi, j'ai envie de dire que c'est la vie, que
c't'une manie, pardonnes-moi d'avoir besoin de toi, de ne
plus respirer quand t'es pas là. J'vous en prie. On est tous
pareils. Et si j'devais fuir quelqu'un, c'est vous, pas moi.


/!\ Pas d'inspiration en ce moment.
Et pas forcément de temps [tant mieux!].
Néanmoins je vais bien. Certains changement
dans ma vie. J'bosse à la SPA, j'ai rencontré des
(une =) ...) nouvelles personnes. Merci à ceux qui
m'entourent, merci de pas m'oublier...

# Posté le mardi 01 avril 2008 17:16

Modifié le mardi 01 avril 2008 17:52

I say these words aloud, they speak form the inside... #11

I say these words aloud, they speak form the inside... #11

Prends-moi la main. Tires dessus. Arraches-moi le bras. Frappes moi avec.
Ouais c'est ça, défonces moi la gueule avec mon bras. Mais fais attention à
mes dents s'il te plait, j'y tiens à mon sourire. Je ne t'aimes pas. Je suis une
poupée gribouillée, cassée et désarçonnée. Je ne m'aimes pas. Une
violente répulsion me cogne l'estomac quand j'apperçois un reflet de cette
tronche que j'arbore au quotidien. Putain, passes-moi à la broyeuse!
Recycles-moi! C'est ça, j'ai besoin d'être recyclée. Ressembler à autre
chose. Même une brique de lait est plus attrayante que moi. Et ce corps.
Mais c'est quoi ça? Qui est le sculpteur de cet imonde tas insipide de
graisse? Qui a osé? C'est honteux, une véritable pollution visuelle. J'me
cache, m'allonge, me replie sur moi. Tiens c'est marrant, maintenant je
ressemble à une déjection canine. C'est avantageux ma foi, les gens
vont maintenant m'éviter, Attention! Les chaussures en peau d'macchabé!
Ils m'effraient tous. Maman, j'veux retourner dans ton ventre.


/!\ C'est terminé. J'm'accepte plus
du tout. C'est maladif et fondé. Remonté des égoûts,
ordures du passé. Croissance inquiétante
de ma mysenthropie.

# Posté le mardi 26 février 2008 18:14

Combustible tears, destructible fears... #10


Ses gestes se faisaient de plus en plus démesurés. Je voyais ses
yeux qui fixaient toutes directions, ainsi que des larmes pointer leur
nez. Je voyais une machine qui s'emballait. C'est le cas d'le dire je
ne faisais que voir, mes autres sens s'étaient fait la mâle et j'étais là
impuissante, observant la psychédélie du spectacle qu'il m'offrait.
Ma Compassion était à son maximum mais je ne savais comment
agir, le surplus ayant grillé mon propre système. J'avais mal. Alors,
dans un élan, je l'ai attrapé et j'ai glissé mes bras autour de son
corps, tel une pince qui attrape un vulgaire jouet dans les fêtes
foraines. Je l'ai serré fort, sentant son coeur battre à tout rompte,
au ryhtme effrené de ses convultions. Je me suis mise à déblatérer
des paroles sensées le réconforter, fixant le mur d'un blanc
menaçant, lisant un texte inexistant. Je n'entendais pas. Il me
semblait alors que, inconsciemment, j'avais fuis la situation. Il
pleurait, s'effondrait sur mon épaule, y déposant tout le poids du
monde qu'il n'arrivait plus à supporter, répétant incessement des
"pourquoi?!" que je me refusais d'entendre. J'étais la présence
corporelle, la consolation charnelle. Sans m'en rendre compte j'avais
pris son visage entre mes mains. Mon regard vide fixait à présent le
sien débordant de douleur. "Eh, mon Ange, ça te dis une pizza ce soir?"



Combustible tears, destructible fears... #10

# Posté le vendredi 01 février 2008 10:20

Modifié le vendredi 22 février 2008 16:44

I brush my hair, paint my lips like a rose... #9

I brush my hair, paint my lips like a rose... #9


Débaucherie. Se ballade dans la rue comme un dandy se
pavanerait, regarde les autres d'un air hautain, rie. Pourquoi,
vous demandez-vous? Elle rie de leur condition. Ces gens
dédaigneux vivent souvent avec des buts communs,
similaires, ils tracent au maximum leur vie pour avoir le
moins d'imprévu possible. Ils font semblant d'être surpris
quand une bonne chose arrive alors qu'ils ont tout fait pour.
Belle Illusion à laquelle tout le monde adhère. Qu'importe,
ils ne la dérangent pas. Ainsi elle sourit. On ne peut trop
interprêter ceci, elle est imprévisiblement coquine. Elle
mange les messieurs du regard, parfois les demoiselles.
Elle est seule mais bienheureuse. C'est une Libertine.
Libre du corps et d'esprit. S'assoit à la terasse d'un café,
croise les jambes, tient son dos et son regard droit, ça fait
de l'effet, elle en est consciente, ça en jette. Elle est
détestée car elle fait ce qu'elle veut. Car elle ose en faire
qu'à sa gueule. Ne riez pas trop, c'est elle qui aura le
moins de remords sur son lit de mort. J'suis certaine
qu'elle rendra l'âme dans un éclat de rire. Et qu'elle
crèvera d'extase. Et que vous, à son chevet vous n'allez
strictement rien y comprendre, vous allez lui plaider la folie,
et son visage bleuté qui affichera un sourire suffisant vous
gênera. Regardez-la, elle est folle! Elle est dérangeante!
Parfaitement. Mais quoi de meilleur, après tout?





/!\En retard, certe, mais
Bonne Année 2008
quand même =) .

# Posté le lundi 14 janvier 2008 10:17

Modifié le dimanche 24 février 2008 18:01